Dictionnaire du Tango Argentin: 106 termes à connaitre !

1 Déc 2012 | Lexique | 0 commentaires

Dictionnaire du Tango Argentin : Mode d’emploi

 

Le dictionnaire du Tango Argentin est un lexique réalisé afin de vous permettre de retrouver de façon simple 106 termes et expressions parmi les plus couramment employés dans le Tango. Il contient aussi bien des termes espagnols (Castillan Rioplatense), que des mots issus du répertoire argotique argentin et uruguayen (lunfardo). Les traductions en français sont présentées entre parenthèse.

Ce lexique du Tango pourra tout autant vous accompagner dans votre apprentissage du Tango Argentin, que dans la compréhension des termes techniques qui sont employés sur ce blog et ailleurs. N’hésitez pas à le conserver dans vos favoris Internet pour plus de commodité. Il est en permanence enrichi et amendé le cas échéant.

Listes des termes du Tango argentin les plus couramment employés :

  1.  Abrazo : (Étreinte, enlacement, embrassement) Position ou les deux partenaires s’enlacent avant de débuter un Tango. Dans le Tango Argentin, ce mot est à la fois une technique, une philosophie, un déterminant esthétique et la base de la connexion qui servira au guidage. L’Abrazo préfigure la manière dont chaque danseur décidera « d’habiter » son Tango. Il n’existe pas un Abrazo, mais des Abrazos qui varient selon le style de Tango pratiqué.
  2. Adelante : (Devant, en avant)
  3. Adorno : (Embellissement, fioriture, ornement) C’est un mouvement plus ou moins complexe. Il est exécuté par les danseurs et danseuses de tango dans un but esthétique ou afin de donner une interprétation personnelle de la musique. Ce mouvement ne substitue pas au guidage, en revanche, il donne du relief à la technique pure.
  4. Aficionado : (Amateur) On parle d’aficionados dans beaucoup de domaine de la vie mais également dans le Tango.
  5. Agujas  : (Aiguille) Ornement réalisé par l’homme pendant le tour, en pointant verticalement son pied.
  6. Amague : (Feinte) Geste qui consiste à frapper le sol avec la pointe du pied avant un mouvement afin notamment, de marquer le temps.
  7. Apilado : (Empilé) Voir Milonguero.
  8. Arrabal : (Banlieue, bidonville, faubourgs) Désigne les zones dans lesquelles le Tango Argentin s’est historiquement développé.
  9. Arrabalero : (Banlieusard) Péjoratif, personne de statut social inférieur. L’Arrabalero s’exprime simplement et grossièrement en utilisant souvent l’argot. Voir Lunfardo.
  10. Arrastre : (Glissement, troque) Danse. Mouvement consistant pour le guideur à déplacer « de force » avec son pied la jambe libre de la personne guidée. Voir aussi Barrida. Musique : Il s’agit d’un effet qui consiste à anticiper l’attaque d’une syncope ou d’un marcato pour ensuite l’interrompre d’un coup. Voir aussi notre article Bandonéon et Tango argentin.
  11. Arrepentida : (Repenti) Changement de direction qui permet à un couple de danseurs de Tango d’éviter un obstacle ou une collision avec un autre couple présent sur la piste.
  12. Atrás : (Arrière, en arrière)
  13. Bailar : (Danser)
  14. Bailarin : (Danseur/danseuse).
  15. Bailongo : (Bastringue, guinguette) Terme argotique (lunfardo) désignant le bal de Tango. Voir milonga.
  16. Balanceo : (Balancement) Mouvement pouvant être répété plusieurs fois. il permet de transférer le poids du corps d’une jambe à l’autre. Voir Cadencia.
  17. Baldosa : (Carreau) Combinaison de 6 pas spécifiques qui tire son nom des carreaux en damier noirs et blancs recouvrant certaines pistes de danse. Voir Cuadrado.
  18. Barrida : (Balayage), Mouvement ou le guideur accompagne avec son pied le déplacement du pied la danseuse. A la différence de l’arrastre, la barrida donne l’illusion que le guideur déplace le pied de la danseuse, or il ne fait que l’accompagner. Voir Arrastre.
  19. Barrio : (Quartier, district)
  20. Basicos : (Basique) Il s’agit, selon la tradition, de 8 séquences de base (8 basicos del Tango) du Tango Argentin. Le modèle le plus fréquemment cité est le suivant : La salida, el paso hacia adelante, el paso hacia atrás, el paso de lado, el ocho, el molinete, la cruzada, la salida de los ochos.
  21. Bicicleta : (Bicyclette) Mouvement vertical et circulaire exécuté avec les pieds comme dans l’arrastre.Voir Arrastre.
  22. Boleo : (Lancé) Figure ornementale du tango. Il est obtenu lorsque le guideur interrompt le mouvement de la danseuse en s’opposant au sens de rotation quelle suit. Cette opposition produit sur la jambe libre de la danseuse une sorte de volute ou de fouetté, en projetant celle-ci en avant ou en arrière Voir Voleo.
  23. Cabeceo : (Mouvement de la tête) C’est le mouvement traditionnel permettant d’accepter ou de refuser une invitation par la mirada. Le danseur adresse une mirada à la danseuse qu’il désire inviter. Celle-ci détourne le regard si elle refuse ou acquiesce d’un discret mouvement de la tête lorsqu’elle accepte l’invitation. Voir également notre article sur les codes de la Milonga et Mirada.
  24. Cadena : (Chaine) figure consistant en une alternance de mouvement identiques réalisés par l’homme et la femme donnant l’impression de s’emboîter au niveau des pas. Elle peut se réaliser à droite ou à gauche
  25. Cadencia : (Cadence) Balancement réalisé d’avant en arrière permettant surtout d’éviter un obstacle ou de changer de direction. C’est également le léger balancement (balenceo) permettant au couple de danseurs de se mettre en accord au commencement d’un tango. Voir Balenceo.
  26. Caida : (Chute) Séquence dans laquelle l’homme exécute un pas en arrière, puis sur sa jambe d’appui, et croise sa jambe en avant, sans poids tout en menant la dame à l’étape de l’avant en position à l’extérieur, couler sur sa jambe d’appui et traverser sa jambe derrière sans poids . La Caida peut être fait de chaque côté
  27. Calesita : (Manège) Figure réalisée lorsque l’homme place la femme sur un pied (ou plus précisément sur l’avant de sa métatarse) puis, tourne autour de l’axe de la femme en la maintenant en situation pivot sur la même jambe d’appui.
  28. Caminar : (Marcher) La marche est la base indispensable de tout enseignement du Tango Argentin, car il n’est rien d’autre qu’une marche (avant, arrière ou côté). A Buenos Aires, il n’est pas rare que la marche constitue l’unique élément enseigné durant les premières années d’apprentissage.
  29. Caminata : C’est une marche semblable à une marche naturelle mais, dans laquelle la balle du pied prend appui avant le talon. La marche peut être réalisée suivant  le système dit parallèle (marche emboitée), ou bien le système dit croisé (marche déboitée). Le Tango Argentin est basé sur une mesure à 2 temps (2×4, 4×4, 4×8), ce qui signifie 1 temps fort et 1 temps faible, aussi la marche peut être exécutée, au gré de la mélodie,  al compas (sur le temps), au contretemps, sur 2 temps, etc.
  30. Candombé : Danse et genre musical à l’origine pratiqué par les populations Afro-uruguayenne et parfois Argentine. Il s’agit d’une musique d’origine africaine avec une rythmique marquée, produite par le tamborille (tamboril : tambour). Le Candombé est par ailleurs inscrit à l’inventaire du patrimoine immatériel et culturel de l’Humanité par l’UNESCO depuis 2009. Voir également à ce sujet notre articles sur les différentes styles de Tango.
  31. Canyengue : Également une danse et un genre musical caractéristique origines du Tango Argentin (entre 1870-1930 selon les sources) avant de laisser la place au Tango Orillero. Le terme Canyengue, d’origine africaine, signifie « marcher en cadence ». Il se danse dans un style canaille ou burlesque, genoux pliés, têtes collées et tournées vers l’avant, un ancrage fort au sol et des rythmiques proche de la milonga actuelle. Voir également à ce sujet notre articles sur les différentes styles de Tango.
  32. Caricias : (Caresse) Mouvement d’embellissement ou Adorno qui consiste pour la femme à caresser avec son pied ou sa jambe, dans une mouvement ascendant et/ou descendant, le pied et/ou la jambe de son partenaire.
  33. Castigada : (Punir, châtier) Poussée de la jambe de la cavalière vers le haut.
  34. Chacarera : Danse traditionnelle argentine. Les danseurs disposés en ligne se font face et la danse les amène à se croiser, puis se rencontrer. Danse de séduction.
  35. Colgadas : (Suspensions) Technique dans laquelle les deux danseurs partagent volontairement le même axe au sol -\/-. En dégageant légèrement leurs hanches vers l’extérieur, ils forment un contrepoids qui permet au couple de rester stable. Cette technique est l’inverse de la Volcada qui se présente en pyramide -/\-. Voir Volcada.
  36. Compas : Il s’agit du rythme musical, l’impulsion de chaque mesure. Dans les paroles de nombreux Tangos, il évoque également le rythme ou les battements du cœur (al compas del corazon).
  37. Coqueta : Saccada arrière qui peut être exécutée par l’homme ou la femme. Voir Sacada.
  38. Corrida : (Course) Figure de tango : succession de petits pas rapides en contretemps.
  39. Corte : (Coupure, couper) Figure du tango. Le mot n’a pas toujours eu le même sens. Dans le tango primitif, il désignait aussi bien la pirouette qui coupait l’élan des danseurs que l’arrêt, la suspension du mouvement. Cet arrêt s’impose parfois en fonction de la circulation des autres danseurs. Cela permet aussi des variations, des mouvements infimes sur place, notamment un mouvement de balancement caractéristique du tango : la quebrada. Mouvement présent dans le ocho cortado.
  40. Cortina : (littéralement « le rideau ») C’est l’intermède entre deux tandas. Afin d’éviter toute confusion, une cortina ne doit pas être dansable. Un bal de tango s’organise en tandas, séries de 3 ou 4 tangos regroupés généralement par style (tango, milonga ou vals) et par orchestre interprète. Chaque série est séparée par une cortina (un rideau en espagnol), un petit morceau de musique autre que tango. La cortina permet de remercier son partenaire, de faire une petite pause avant de re-danser, généralement avec un ou une autre partenaire. Voir également notre article sur les bases du DJing de Tango.
  41. Cruce ou cruzada : (croisement ou croisé, de cruzar : croiser) Position dans laquelle les pieds sont croisés.
  42. Cuadrado : (Carré) Figure élémentaire du tango décrivant un carré au sol.
  43. Cucharita : (la cuillère) Consiste à « cueillir » le pied de la cavalière avec le sien, pour le faire se lever.
  44. Cunita : (le berceau) Mouvement de bascule du couple avant arrière.
  45. Dibujo : Dessin exécuté sur le sol avec son orteil.
  46. Disociación : (Dissociation) Placement du haut du corps (les épaules) dans une position différente de celle du bas du corps (bassin) par rapport à la ligne de marche. On parle alors de dissociation des mouvements du haut et du bas du corps donnant du style et facilitant certains mouvements. Une des principales techniques du tango argentin.
  47. Eje : Equilibre, axe du danseur/danseuse.
  48. Empujada : Poussée de la jambe de la partenaire.
  49. Enganche : Accroche du pied ou de la jambe du ou de la partenaire.
  50. Enlaces : Enchaînements.
  51. Enrosque : (de enroscar : enrouler, entortiller, visser) Fioriture de l’homme qui, pendant le tour de la danseuse, enroule son pied libre devant ou derrière celui sur lequel il est en appui et pivote.
  52. Entrada : Se produit quand le pas du danseur pénètre la ligne de pied de sa cavalière, sans déplacement. (Différent de la sacada)
  53. Espejo : (Miroir) Position symétrique, ou exécution symétrique de techniques
  54. Firulete : Ornement ou mouvement compliqué. Fioriture, figure originale hors des codes. Témoigne de la créativité des danseurs. Pour certains chorégraphes, tour en position détachée.
  55. Gancho : (Crochet) Les ganchos sont une famille de mouvements. Le principe technique est la réalisation d’un crochet d’une jambe (en pliant le genou) autour de la jambe du ou de sa partenaire, quand cette dernière trouve dans la position appropriée comme obstacle dans son déplacement. Nota Bene : il existe toutes formes de ganchos : ganchos du danseur, des ganchos doubles (du danseur et de la danseuse simultanément), des ganchos intérieurs ou extérieurs, des ganchos par l’arrière, des ganchos hauts, bas, au niveau de la jambe, des 2 jambes, de la hanche ou des côtés du ou de la partenaire.
  56. Giro : (Tour) Aussi appelé « molinete ». Structure de quatre pas avec laquelle la femme (le plus souvent) exécute autour de l’homme (qui est l’axe du tour) un pas croisé avant -[pivot]- un pas latéral -[pivot]- un pas croisé arrière -[pivot]- un pas latéral -[pivot]- un pas avant… et ainsi de suite. Les tours sont une famille de figures et peuvent être exécutés à droite ou à gauche, de la femme autour de l’homme, de l’homme autour de la femme ou des deux autour de l’axe qui passe entre eux (en miroir, par exemple).
  57. Golpecitos : Tapement rythmique du plat du pied contre l’orteil
  58. Intención : (Intention) Expression de la volonté du danseur, précédant le guidage à proprement parler, indispensable à la bonne compréhension du guidage, donne de la clarté.
  59. Juntar : Joindre, se dit des chevilles et des genoux : indispensable chez les danseurs !
  60. Lápiz : (Crayon, le tracé) Il s’agit de cercles, ou demi-cercles dessinés au sol avec la pointe du pied de la jambe libre. Mouvement utilisé lorsque la femme exécute un ou des tours.
  61. Látigo, Látigazo : Mouvement fouettant d’un pied ou d’une jambe
  62. Lunfardo : Argot des faubourgs de Buenos Aires et de Montevideo apparu à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle. Utilisé dans les paroles des tangos, il consitue la base du language familier.
  63. Lustrada : (polir, lustrer) Action de « cirer » ses chaussures sur son pantalon. Peut être exécuté par la femme ou par l’homme lui-même, mais jamais par l’homme à la femme.
  64. Marca : (Guider, marquer, indiquer, signaler)  Guidage. Le tango étant une improvisation perpétuelle du danseur, il est nécessaire que la danseuse comprenne ce qu’il souhaite.
  65. Media Luna : (Demi-lune) Mouvement circulaire et rapide de la jambe de la cavalière, le pied restant en contact avec le plancher, souvent amené par une sacada de l’homme ; également départ de tour à droite, amené par une position miroir à gauche.
  66. Media Vuelta : (Demi-tour) Exécuté sur le 3 de la Salida ou sur un 8 arrière, le cavalier pivotant simultanément sur ses deux jambes.
  67. Milonga : La milonga ne désigne pas seulement un rythme particulier, mais aussi le lieu où l’on danse le tango et la soirée dansante proprement dite. Le terme milonga faisant plutôt référence à une soirée qui a lieu régulièrement au même endroit, en général chaque semaine. Comme le tango est une marche où l’on se déplace, les danseurs doivent avancer. Ils tournent donc, ensemble, dans le sens du bal : le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ceci est essentiel car plus le bal tourne de manière fluide et homogène, moins les couples de danseurs se gêneront les-uns les-autres. A l’inverse, si le bal tourne mal ou trop lentement, du fait du nombre de danseurs trop important, de la musique, ou bien du fait de danseurs qui ont du mal à se fondre dans le mouvement général, les couples seront gênés au risque même, parfois, de se bousculer. De l’espace du bal se dégage aussi une énergie collective du moment, à laquelle tous participent, et qui se retrouve, même inconsciemment, dans la danse du couple. « Buenas ondas ! »
  68. Milonguero : Celui qui fréquente les Milongas, le danseur ou la danseuse de tango.
  69. Milonguita : Diminutif affectueux pour la Milonga; terme désignant les jeunes filles importées des pays de l’Est avec la promesse d’épouser un riche Argentin, et qui finissaient le plus souvent dans la prostitution.
  70. Mirada : (Regard) Regard appuyé pour s’inviter discrètement à distance, d’un commun accord. Permet à la femme de signifier à un homme qu’elle souhaite danser avec lui. La mirada fait traditionnellement partie des « codes du Tango Argentin ». Voir également notre article sur les codes de la Milonga.
  71. Molinete ou giro : (Moulinet, tourniquet) Séquence de pas de la cavalière dans le tour. Un des codes fondamentaux de la danse, qui peut être guidé par le cavalier lorsqu’il souhaite l’altérer.
  72. Molinete con sacadas : (Tour avec entrées) Pas de l’homme à l’intérieur de l’espace de la femme pendant l’exécution du tour.
  73. Mordida ou Sanguchito : (La petite morsure) Emprisonnement d’un pied de l’un des partenaires entre les pieds de l’autre. Également appelé Sanguchito ou sandwich en français.
  74. Ocho : (Huit) Suite de pas de marche simple suivi d’un pivot, avec plus ou moins d’angle, sur chaque appui. Le « huit » peut se faire en avant (Ocho adelante, ou huit avant) ou en arrière (Ocho Atrás, huit arrière).
  75. Ocho Cortado : (Huit coupé) Commence comme un ocho, mais est stoppé et raccourci sur le retour à la position d’origine. Très employé dans le style Milonguero, et dans les bals pour éviter les collisions.
  76. Ocho en Espejo : (Huit en miroir) Ochos réalisés simultanément par le cavalier et la cavalière, en position miroir.
  77. Palanca : (levier) Aide du cavalier pendant l’exécution d’un saut de la cavalière, souvent avec la cuisse qui « cueille » celle de la cavalière et la propulse vers le haut.
  78. Parada ou pausa : (Arrêt ou pause) Souvent exécuté pendant un huit ou un tour. Elle est guidée par le buste du cavalier qui immobilise le cavalière, poids du corps entre ses deux jambes. Le pied du cavalier vient alors se mettre contre celui de la cavalière. En aucun cas, c’est le pied du cavalier qui vient arrêter le pas de la danseuse !
  79. Pasada : (Passage au-dessus de) Pas exécuté par le ou la partenaire, en passant au-dessus du pied de l’autre. Exécuté souvent par la femme, après une Parada ou une Mordida.
  80. Patada : (Coup de pied) Il s’agit plus d’un jeu de jambes, ou d’un ornement. Dans la patada la jambe libre vient pointer, tendue devant, en une espèce de coup de pied (pointe du pied en extension), entre les jambes du ou de la partenaire. On peut également considérer qu’il s’agit d’un voleo linéaire avant (s’il est guidé par le partenaire), d’un ornement s’il est exécuté par la partenaire de sa propre initiative.
  81. Picados : Chiquenaude vers le haut du talon en avançant ou en tournant.
  82. Pisada : Le posé du pied, l’appui au sol dans la marche.
  83. Pivote : (Pivot, axe) Rotation effectuée sur l’axe propre à l’un des deux partenaires. Par exemple, le pivot du ocho de la femme, ou bien celui de l’enrosque de l’homme pendant un giro effectué par la femme autour de lui.
  84. Planeo : (Planer) Mouvement de la jambe libre de l’homme ou de la femme décrivant un large cercle sur le sol, l’autre jambe étant en pivot.
  85. Practica : (Pratique) Le lieu où l’on pratique, où l’on s’entraîne pour pratiquer le tango, pour approfondir les figures, les mouvements appris lors des cours. Lieu qui diffère des Milongas, car ici on danse, c’est un lieu de bal, où les codes y sont moins « rigides ». Voir également notre article sur les évennements du Tango.
  86. Punteo : Battement de l’orteil sur le plancher pendant un déplacement circulaire du pied.
  87. Quebrada : (Cassure) Figure du tango qui consiste à faire plier les genoux de la partenaire, lors d’un arrêt de la marche (voir corte ). Parfois, le danseur se penche vivemment vers sa cavalière. Ce léger fléchissement alterné d’un genou, puis de l’autre, entraîne un mouvement de balancement caractéristique du tango. Sorte de marche un peu chaloupée. Ce pas était interdit par les bonnes moeurs et puni par la loi !
  88. Quebrado : Posture dans le style canyengue : flexion avec déhanchement
  89. Rebote : (Reond) Il s’agit généralement d’un pas en avant du danseur et d’un pas arrière simultané pour la danseuse, rebondissant sur le sol, servant d’élan pour une autre technique ou les ramenant à leur position initiale. Particulièrement utile quand le danseur est en attente d’espace.
  90. Resolución : (Fermeture) Suite de pas qui ponctue une fin de phrase ou une succession de pas. Par exemple les pas 6, 7 et 8 d’une « Salida d’étude » : après un pas avant du pied gauche (pour l’homme), une ouverture sur la droite, puis joindre les deux pieds.
  91. Ronda : La ligne de danse, ligne imaginaire et concentrique qui circule autour de la salle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et qui symbolise le déplacement des danseurs sur la piste. Pour une circulation fluide du bal, on ne change pas de ronda pendant la même tanda.
  92. Sacada : (Enlever, ôter et par extension, chasser) Bien souvent considérée à tort par un chassé du pied du cavalier qui pousserait celui de sa partenaire (on le faisait comme ça il y a 50 ans …). Il s’agit en fait d’une illusion d’optique (una mentira, comme disent certains maestros). Le concept de la sacada est la « coupure » d’une trajectoire linéaire par un déplacement circulaire. La sacada proprement dite, se produit à l’intersection, avec la pose du pied d’un des deux partenaires au plus proche du pied libre de poids de l’autre, puis le transfert du poids du corps pour occuper la place laissée libre par le déplacement de l’autre. Entrée d’un partenaire dans l’espace de l’autre, en chassant la jambe libre.
  93. Salida : (Sortie) Parfois appelé « pas de base », ce terme provient du verbe de la langue espagnole « salir » qui signifie « partir », « sortir », très souvent utilisé au début et pendant une danse en fonction du contexte. Il existe plusieurs variantes selon la position des pieds des danseurs.
  94. Salto : Saut au cours d’une danse. Pratiqué en tango de scène. A utiliser avec vraiment très grande parcimonie, voire pas du tout en milonga car cela ne s’intègre pas à l’harmonie générale.
  95. Sentada : (Assise) Figure issue du style « Fantasia » qui consiste à asseoir la cavalière sur la cuisse du danseur. Figure du tango, apparue vers la fin du XIXème siècle : la partenaire s’assied, ou donne l’impression de s’asseoir un bref instant sur le genou du danseur, qui a donc la jambe fléchie, ou sur sa hanche. C’est souvent une figure assez spectaculaire, de fin de danse ou de démonstration.
  96. Sistema Paralelo : (Système parallèle) La façon la plus habituelle de marcher à deux, lorsque le pied droit de la femme se déplace en même temps que le pied gauche de l’homme, marcher en parallèle.
  97. Sistema cruzado : (Système croisé) Lorsqu’au déplacement du pied droit de la femme correspond celui du pied droit de l’homme.
  98. Soltada : (Lâcher) Fait de lâcher ou changer l’abrazo. Le couple quitte sa position fermée habituelle, pour danser soit en se tenant à deux mains, soit à une main, soit pas du tout. L’une des particularités du tango traditionnel est d’offrir un abrazo stable et permanent. Les soltadas sont tous ces moments où l’on décide d’ouvrir cet abrazo, pour tourner sur soi-même sans entraîner son ou sa partenaire, ou plus généralement, pour réaliser tout ce qu’il est impossible de faire en maintenant l’abrazo fermé.
  99. Staccato : Le staccato consiste à piquer les notes pour bien les détacher, ce qui donne l’effet d’une suspension plus ou moins grande selon la vitesse d’exécution. En cela, il s’oppose au legato qui cherche à obtenir une liaison entre les notes. Ainsi, un pianiste détachera les mains du piano, un bandonéoniste détachera ses doigts des touches de l’instrument, etc.
  100. Taconear : Frapper le sol du talon. Taconeando (en frappant du talon) est un célèbre tango.
  101. Tanda : C’est l’unité de mesure du bal. La tanda est une série de 3 ou 4 danses qui s’enchaînent. Une tanda regroupe habituellement les morceaux d’un même style (tango, milonga ou valse) et par orchestre interprète (de la même époque, avec le même chanteur, de même énergie, …) pour former un ensemble harmonieux et homogène. On danse généralement une tanda avec un ou une même partenaire. Les tandas sont séparées par un intermède musical : la cortina, morceau de musique autre que tango, qui indique que c’est le moment de changer de partenaire. Voir également notre article sur les bases du DJing de Tango.
  102. Tocada : (Toucher) Le pied du danseur vient caresser le sol pour rencontrer celui de la fille, se fait en général au moment d’une parada.
  103. Traspié : Se dit de la milonga, en opposition à la milonga lissa (milonga lisse). C’est un système de pas rapides utilisés en Milonga, composé de trois mouvements sur deux temps de musique (les contre-temps) et qui « marque » corporellement la « habanera ».
  104. Vals : (Valse) Avec le tango et la milonga, la vals criolla (lire « valse crioja ») est le troisième style de musique sur lequel on danse le tango. Il se caractérise par un rythme sur trois temps, musicalement proche de la valse européenne, généralement plus fluide que le tango.
  105. Volcada : (de volcar : incliner, renverser) Mouvement dans lequel le cavalier fait s’incliner l’axe de la cavalière vers lui, tout en inclinant son propre axe également -/\-, ce qui permet au couple de partager un axe central au niveau du contact des bustes et de créer un équilibre des masses, sans utilisation de la force musculaire. L’homme peut ainsi avoir le « contrôle » de la jambe libre de la femme et lui imprimer des mouvements larges et circulaires.
  106. Zarandeo : Vigoureuse poussée d’arrière en avant.

 

* Ce dictionnaire du Tango Argentin a été notamment réalisé à partir des sources suivantes :

 – TodoTango.com

– Milongaophelia.wordpress.com

– Marseilletango.fr

– Tejastango.com

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