Petit dictionnaire du Tango



Le petit dictionnaire du Tango est un outil réalisé afin de vous permettre de retrouver ou découvrir de façon simple les termes les plus couramment employés dans le milieu du Tango Argentin. Il contient aussi bien des termes espagnols (castillan rioplatense), que des mots issus du répertoire argotique argentin et uruguayen.

Abrazo (étreinte, enlacement, embrassement) : Position ou les deux partenaires s’enlacent avant de débuter un Tango. Dans le Tango Argentin, ce mot est à la fois une technique, une philosophie, un déterminant esthétique et la base de la connexion qui servira au guidage. L’Abrazo préfigure la manière dont chaque danseur décidera « d’habiter » son Tango. Il n’existe pas un Abrazo, mais des Abrazos qui varient selon le style de Tango pratiqué.

Adelante (devant, en avant)

Adorno (embellissement, fioriture, ornement) : C’est un mouvement plus ou moins complexe, exécuté par les danseurs et danseuses de tango dans un but esthétique ou afin de donner une interprétation personnelle de la musique. Ce mouvement ne substitue pas au guidage, en revanche, il donne du relief à la technique pure.

Aficionado (amateur) On parle d’aficionados dans beaucoup de domaine de la vie mais également dans le Tango.

Amague (feinte) Geste qui consiste à frapper le sol avec le pied avant un mouvement afin, notamment, de marquer le temps.

Apilado (empilé) Voir Milonguero.

Arrabal (banlieue, bidonville, faubourgs) Désigne les zones dans lesquelles le Tango Argentin s’est historiquement développé.

Arrabalero (banlieusard) Personne de statut social inférieur. L’Arrabalero s’exprime simplement et grossièrement en utilisant souvent l’argot. Voir Lunfardo.

Arrastre (glissement, troque) Mouvement consistant pour le guideur à déplacer « de force » avec son pied la jambe libre de la personne guidée. Voir aussi Barrida

Arrepentida (repenti) Changement de direction qui permet rapidement à un couple de danseurs de Tango d’éviter un obstacle ou éviter une collision avec un autre couple présent sur la piste.

Atrás (arrière, en arrière)

Bailar (danser)

Bailarin (danseur/danseuse).

Bailongo (bastringue, guinguette) Terme argotique (lunfardo) désignant le bal de Tango. Voir milonga.

Balanceo (balencement) Mouvement pouvant être répété plusieurs fois, permettant de transférer le poids du corps d’une jambe à l’autre. Voir Cadencia.

Baldosa (carreau) Combinaison de 6 pas spécifiques qui tient son nom des carreaux en damier noirs et blancs recouvrant certaines pistes de danse. Voir Cuadrado.

Barrida (balayage), Mouvement ou le guideur accompagne avec son pied le déplacement du pied la danseuse. A la différence de l’arrastre, la barrida donne l’illusion que le guideur déplace le pied de la danseuse or il ne fait que l’accompagner. Voir Arrastre

Barrio (quartier, district)

Basicos (basique) Il s’agit, selon la tradition, de 8 séquences de base (8 basicos del Tango) du Tango Argentin. Le modèle le plus fréquemment cité est le suivant : La salida, el paso hacia adelante, el paso hacia atrás, el paso de lado, el ocho, el molinete, la cruzada, la salida de los ochos.

Bicicleta (bicyclette) — Mouvement vertical et circulaire exécuté avec les pieds comme dans l’arrastre.Voir Arrastre.

Boleo (lancé) Figure ornementale du tango obtenue lorsque le guideur interrompt le mouvement de la danseuse en s’opposant au sens de rotation quelle suit. Cette opposition produit sur la jambe libre de la danseuse une sorte de volute ou de fouetté, en projetant celle-ci en avant ou en arrière Voir Voleo.

Cabeceo (mouvement de la tête) C’est le mouvement traditionnel permettant d’accepter ou de refuser une invitation par la mirada. Le danseur adresse une mirada à la danseuse qu’il désire inviter et celle-ci détourne le regard si elle refuse ou acquiesce d’un discret mouvement de la tête lorsqu’elle accepte l’invitation. Voir Mirada.

Cadena (chaine)

Cadencia (cadence) Balancement réalisé d’avant en arrière permettant surtout d’éviter un obstacle ou de changer de direction. C’est également le léger balancement (balenceo) permettant au couple de danseurs de se mettre en accord au commencement d’un tango. Voir Balenceo.

Caida (chute) Séquence dans laquelle l’homme exécute un pas en arrière, puis sur sa jambe d’appui, et croise sa jambe en avant, sans poids tout en menant la dame à l’étape de l’avant en position à l’extérieur, couler sur sa jambe d’appui et traverser sa jambe derrière sans poids . La Caida peut être fait de chaque côté

Calesita (manège) Figure réalisée lorsque l’homme place la femme sur un pied (ou plus précisément sur l’avant de sa métatarse) puis, tourne autour de l’axe de la femme en la maintenant en situation pivot sur la même jambe d’appui.

Caminar (marcher) La marche est la base indispensable de tout enseignement de Tango Argentin, car le Tango n’est rien d’autre qu’une marche (avant, arrière ou côté). A Buenos Aires, il n’est pas rare que la marche constitue l’unique élément enseigné durant les premières années d’apprentissage. La Caminata est semblable à une marche naturelle mais, dans laquelle la balle du pied prend appui avant le talon. La marche peut être réalisée suivant  le système dit parallèle (marche emboitée), ou bien le système dit croisé (marche déboitée). Le Tango Argentin est basé sur une mesure à 2 temps (2×4, 4×4, 4×8), ce qui signifie 1 temps fort et 1 temps faible, aussi la marche peut être exécutée, au gré de la mélodie,  al compas (sur le temps), au contretemps, sur 2 temps, etc.

Candombé Danse et genre musical à l’origine pratiqué par les populations Afro-uruguayenne et parfois Argentine. Il s’agit d’une musique d’origine africaine avec une rythmique marquée, produite par le tamborille (tamboril : tambour). Le Candombé est par ailleurs inscrit à l’inventaire du patrimoine immatériel et culturel de l’Humanité par l’UNESCO depuis 2009.

Canyengue Également une danse et un genre musical caractéristique origines du Tango Argentin (entre 1870-1930 selon les sources) avant de laisser la place au Tango Orillero. Le terme Canyengue, d’origine africaine, signifie « marcher en cadence ». Il se danse dans un style canaille ou burlesque, genoux pliés, têtes collées et tournées vers l’avant, un ancrage fort au sol et des rythmiques proche de la milonga actuelle.

Caricias (caresse) Mouvement d’embellissement ou Adorno qui consiste pour la femme à caresser avec son pied ou sa jambe, dans une mouvement ascendant et/ou descendant, le pied et/ou la jambe de son partenaire.

Colgadas (suspensions) Technique dans laquelle les deux danseurs partagent volontairement le même axe au sol -\/-. En dégageant légèrement leurs hanches vers l’extérieur ils forment un contrepoids qui permet au couple de rester stable. Cette technique est l’inverse de la Volcada qui se présente en pyramide -/\-. Voir Volcada.

 

(Article en cours de construction)

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