Cerveau et Tango Argentin : Ce que la science nous dit !

18 Juin 2016 | Santé | 0 commentaires

Quel lien entre cerveau et Tango ?

Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque nous écoutons du Tango ?

Le Cerveau et le Tango aurait probablement pu être le titre d’une fable de La Fontaine, bien qu’en vérité c’est beaucoup moins bucolique que le Corbeau et le Renard !

Les deux animations que nous vous présentons ici, présentent l’activité cérébrale durant l’écoute d’un air de Tango argentin : Adios Nonino d’Astor Piazzola.

Elles sont basées sur les données produites de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), de calcul d’extraction de la fonction musicale et de modélisation statistique [ndlr : Je crois qu’à ce stade de mon billet je viens de perdre 99,99% de mes lecteurs].

Les données sont tirées de l’étude NeuroImage publiée en 2011 dans Sciencedirect (« Large-scale brain networks emerge from dynamic processing of musical timbre, key and rhythm » par Vino Alluri, Petri Toiviainen, Iiro P. Jääskeläinen, Enrico Glerean, Mikko Sams, Elvira Brattico menée à l’Université de Jyväskylä, l’Université d’Helsinki, et l’Université d’Aalto. L’animation a été créée avec Matlab.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il faut déduire de ces animations, contrairement à « en tus brazos ». A l’évidence tout cela à une portée et une utilité scientifique certaine. Mais pour le moins, reconnaissons que c’est beau de voir notre cerveau danser le Tango sur un air d’Astor Piazzola !

Quels sont les bienfaits du tango ?

Quels sont les bienfaits de la danse sur le cerveau ?

 

Néanmoins, il existe encore bien d’autres études scientifiques qui se sont interrogées sur les bienfaits de la danse de façon générale sur notre cerveau et plus largement sur nos capacités cognitives. Bien que l’on puisse imaginer qu’il reste beaucoup à comprendre sur notre cerveau, on est souvent loi d’imaginer tous les bénéfices que l’on peut tirer d’une pratique régulière de la danse. Voici donc quelques études réalisées autour des relation relations entre cerveau, sciences, santé, bien-être, danse et bien entendu Tango argentin :

1 – La pratique d’une danse diminuerait le risque d’apparition de démence sénile de 76% selon une étude du Collège de Médecine Albert Einstein de New York. C’est le constat tiré de cette étude qui note également que ce serait la seule activité dont l’influence serait notable sur la démence. Par ailleurs, en favorisant la prise de décisions rapides (notamment pour les danses d’improvisation comme le Tango argentin), la danse stimule l’acuité mentale.

 

2 – Il s’agit d’une très activité très bénéfique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson selon les résultats d’une étude menée par le Dr Gammon Earhart, spécialiste de Parkinson à l’Université de Washington. La pratique du Tango deux fois par semaine contribuerait à accélérer la marche et réduire substantiellement la raideur des articulations.

 

3 – La danse stimule la mémoire, c’est également un constat effectué à l’issue d’une étude parue dans la revue Frontiers in Aging Neurosciences, plus spécifiquement lorsque celles-ci nécessitent d’apprendre des chorégraphies.

4 – La danse réduit de manière plus ou moins significative l’anxiété. C’est ce que l’Université de Londres a essayé de démontrer en soumettant des personnes à des activités physiques ou intellectuelles différentes. Résultat : La danse était le contexte qui réduisait le plus l’anxiété. On imagine parfaitement que la musique puisse également apporter des bénéfices assez proches de la danse.

 

5 – La danse permet de lutter contre les vertiges selon une autre étude parue dans le périodique « Cerebral Cortex ». En effet, après plusieurs années de pratique, les danseurs développent une capacité de résistance accrue aux sensations de vertiges par un meilleur équilibre de l’oreille interne.

 

Avec tout ça on comprends mieux l’apparition, le développement et la généralisation dans certains instituts de la Tango Thérapie !